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Mineurs en danger

Aide sociale à l'enfance

Enfants placés livrés à eux mêmes !

Ophélie vous parle des scandaleuses défaillances de lASE. Pour son nouveau numéro. Zone Interdite

https://www.6play.fr/…/mineurs-en-danger-enquete-sur-les-sc…

 

Pour celles et ceux d’entre vous qui n’auraient pas vu cette émission, voici quelques repères.

Zone interdite M6. Dimanche 19 janvier/21 h. ASE, l’enquête de Jean-Charles DORIA. 90’ Un an d’enquête.

Le conseil départemental du Cher juge caricaturale l'émission de M6 sur l'aide sociale à l'enfance

Le départemental de Côte- dOr Porte plainte !

Le département de Côte-d'Or réagit après la diffusion d'un reportage sur les manquements dans l'aide sociale à l'enfance. Une plainte contre X est déposée pour des faits de drogue et de prostitution dans un foyer dijonnais.

Lundi 20 janvier 2020 à 11:52 - Mis à jour le lundi 20 janvier 2020 à 13:47 -  

Par Adrien BeriaFrance Bleu BourgogneFrance Bleu

Un an après son reportage de « Pièces à conviction » (France 3) sur le même sujet, rien n’a changé…

- Caméra cachée…

Filmé la plupart du temps en caméra cachée car 15 départements ont répondu non à la demande de reportage. Un seul département, le Bas-Rhin a accepté d’accueillir la caméra. « Il est plus difficile de visiter un foyer de l’ASE que d’inspecter une prison », nous dit Perrine Goulet, députée rapporteure de la Mission d'Information sur l'Aide Sociale à l'Enfance, pour l'Assemblée Nationale.

- Embauche des éducateurs.

Deux journalistes se sont fait embaucher : pas de vérification de carnet judiciaire, embauche à l’emporte-pièces, pas de diplôme d’éducateur, tant pis ! Embauchée en 20 minutes ! Même uniquement par téléphone, sans rencontre, ce fut le cas d’une des deux journalistes …

- Ambiance…

Ce reportage nous fait passer du cauchemar éveillé au film d’horreur, on est dans un autre monde, hors planète France...

En outre il brosse un tableau de personnages dignes de Zola, que ce soit la directrice d’un foyer de Savoie inculpée pour maltraitance et détournement de fonds retrouvée en Loire Atlantique pour l’enquête, le Président de l’Association du foyer de Valloire où des viols ont été signalés et qui ne veut pas répondre (mais qui démissionnera après l’émission), le Président du département de la Côte-d’Or qui prétend qu’on ne lui a jamais signalé « de cas de prostitution avérée »… alors qu’une ordonnance de 2018 d’un juge des enfants avait signalé les faits..

Comme l’on dit "il n’y en a pas un pour rattraper l’autre"… Si, miracle, la directrice du foyer d’Oberlin avec un foyer digne de ce nom et une équipe au top, une exception ? Sans doute. Je reviens sur cette équipe à la fin des visites de foyers.

 

- Les différents foyers investis par la caméra :

 

Foyer de Seine-Saint Denis : 12 jeunes de 12 à 18 ans pour 1 ou 2 éducs, cela dépend…

Anna, la journaliste, va passer 1 semaine dans ce foyer. Les gamins sont laissés à l’abandon, c’est le règne de l’ennui. À midi les enfants dorment encore…

Pas de projet éducatif.. Où sont les éducs ? Dans leur bureau car ils ont baissé les bras, dévastés.

 

Foyer de Savoie

Fermé depuis 2015 pour maltraitance et détournement de fonds (200 000 €)

Une vingtaine d’enfants au lieu de 7 !

Le témoignage d’Angèle qui vient de ce centre est glaçant : enfants violentés et drogués.

Le Tercian (neuroleptique), distribué avec obligation de boire, gifles à l’appui si refus…

Scènes d’humiliation (faire faire le chien aux enfants, etc.).

 (La directrice : 2 ans de prison dont 1 avec sursis).

Le Président : idem pour abus de biens sociaux, actuel entraîneur sportif.

Et ces deux-là ne culpabilisent aucunement devant la caméra… Monstrueux être humains…

 

Foyer de Dijon (Côtes d’Or)

Les 2 journalistes sont recrutées très rapidement dont 1 sur simple coup de fil…

7 enfants de 10 à 14 ans traités pour des troubles du comportement.

Saleté environnante (odeur de tabac et de crasse dans certaines chambres).

Le cas de Francine, atteinte de troubles mentaux sévères, traitée par neuroleptiques et anxiolytiques.

La journaliste veut lui donner ses médicaments mais les piluliers dans l’armoir à pharmacie sont tous vides…

C’est l’enfant qui lui dit ce qu’il faut prendre…

Chaque WE les enfants rentrent chez leur famille, quelques-uns restent… dans le bureau des éducs.

Ce jour-là Francine est dehors, elle danse avec une enceinte portable, elle insulte l’éducateur qui la lui prend.

Elle devient menaçante et continue ses insultes. L’éduc contacte alors le chef de service… qui ne fait rien.

Très rapidement Anna, la journaliste, sera épuisée, une collègue à elle prendra la relève.

Dans ce foyer on apprend que les fugues sont monnaie courante - 3 semaines pour certaines.

Deux nouvelles fugues alors qu’il y en a déjà trois. Le chef de service ordonne de faire « la procédure »

mais personne ne sait ce que cela signifie…

Que font les très jeunes filles durant ces fugues ? L’une se prostitue… et d’autres aussi , dit une enfant, car elles se vantent d’avoir de l’argent.

En dépit d’une ordonnance d’un juge des enfants signalant les faits, rien n’a bougé.

Lors de l’interview le ventripotent président du département pratique la langue de bois… et transpire beaucoup !

 

Foyer de Valloires (Somme)

Dans ce foyer, Michaël, divorcé, a appris le viol de sa fille et de son fils par un enfant qui en a violé une vingtaine…

Révolté, il en a fait part à la presse… Résultat : le département s’est plaint et une juge a restreint ses droits, en particulier ses visites.

Comment ne pas en vouloir à cette administration qui se complaît dans l’omerta et pire dans ce dernier cas, la répression et l’humiliation ?

Foyer d’Avignon (Vaucluse)

Là également, la prostitution des enfants règne, bien organisée par des réseaux internet… Rien n’est fait, le Département est totalement inerte.

Foyer d’Oberlin à La Broque (Bas-Rhin).

 

Je termine par une note optimiste avec un foyer digne de ce nom grâce à la directrice, Célia Ruch et à son équipe d’éducateurs qui accueillent des enfants et des jeunes de 3 à 18 ans.

Ici les éducs travaillent depuis des années ensemble.

1 éducateur pour 5 enfants (2 fois plus d’éducs qu’en Seine Saint-Denis).

Ce centre a sa propre école (7 profs).

On y pratique la médiation animale et l’ortho-Bionomy et les enfants se sentent mieux, ils progressent. Ainsi la petite Leslie qui avait beaucoup de difficultés et à qui on a attribué un éducateur supplémentaire.

Et un spécialiste continue de former les éducateurs.

Il n’y a pas de secret… Un grand bravo !

La problématique.

Outre l’omerta et le cynisme des élus départementaux, il ressort également que le principe de financement est une des causes de ce délabrement. Plus il y a d’enfants plus les centres reçoivent de subventions… Combien exactement ? Il n’y a aucun contrôle véritable de la part versée aux ASE par les départements (entre 5 et 20 % ???), il y a un manque de transparence manifeste.

Et comme seul compte l’équilibre financier, au risque de fermer les directions vont prendre par exemple 2 ou 3 enfants de plus chaque année… et ainsi de suite.

 

Autre situation d’une extrême gravité : la prostitution d’enfants. Comment les départements peuvent-ils à ce point ignorer cette situation cauchemardesque ?

Enfin, il faut rappeler que près des 3/4 de ces enfants n’auront aucun diplôme et 40 % des SDF sont passés par l’ASE… En l’état actuel,

en France, l’avenir de ces enfants est des plus sombres, sans issue pour certains…

Ainsi on a voulu protéger les enfants de la violence familiale mais dans les centres de l’ASE elle resurgit insidieusement ou directement sous une autre forme encore plus terrible et dramatique.

 

Mais c’est l’attitude de déni total et d’omerta de la part des départements qui est le plus révoltant et les conséquences qui en découlent. Le gouvernement, via le secrétariat d'État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé chargé de l’enfance, a du pain sur la planche.

 

Il y a urgence !

de Patrice Michel Delouche

Un petit raccourcis bien à jour, bien utile...

WikipidiA

Une histoire des DDASS

par Alix Héricord & Jeanne Revel

Je connais, nous connaissons pour la plupart d’entre nous trop bien, les dysfonctionnements de la DDASS. Cette réforme, cette décharge de responsabilités s’avérant être, contraignante budgétairement, ingérable quand il s’agit : (D’éthique de la science de la morale et des mœurs. C'est une discipline philosophique qui réfléchit sur les finalités, sur les valeurs de l'existence, sur les conditions d'une vie heureuse, sur la notion de "bien" ou sur des questions de mœurs ou de morale.) la moralité, tout un chapitre... Tout un monde. L'ASE sans budgets, sans professionnels, sans humanité pour ces jeunes sans amour livrés à eux-mêmes. Que voulez-vous qu’ils deviennent... Que voulez-vous qu'ils construisent sans directions, ces JEUNES.... Les éduc-spécialisés, eux même portent en eux pour certains rencontrés, des blessures profondément ancrées, biens gardés, biens cachés ... Tout enfants, adultes sont perdus, et oubliés entre le dépassement alors, ils capitulent  se mettant en danger.


Je me sens impuissante et révoltée, rageante. Parfois, je voudrais me laisser aller dans ma colère ne supportant pas toutes ces atteintes faites aux plus petits, aux vulnérables, à ces enfants qui croient, et je le sais, que la vie est ainsi et qu’elle durera toute la vie, ainsi. Les adultes aux yeux de certains enfants sont des monstres...

 

AUDE.R